Ce qui différencie le parc des Cévennes de tout autre en France, c’est la multiplicité de ses paysages compressés en moins de 3 000 km² (2 973 hectares précisément, selon l’UNESCO). Trois massifs majeurs dessinent ce patchwork : le Mont Lozère, les vallées schisteuses et le massif de l’Aigoual, à quoi s’ajoute la frontière méridionale des Causses calcaires.
Voici, en une poignée de kilomètres, ce qui vous attend :
- Des crêtes lumineuses du Mont Lozère, royaume des tourbières, landes et pâturages d’altitude, où le granite domine et la bruyère ondule sous le vent.
- Les vallées profondes du schiste (dont la vallée française et la vallée borgne), véritables corridors de biodiversité, qu’arrosent le Gardon et le Tarnon.
- Les Causses karstiques, vastes plateaux arides en balcon dominant les gorges du Tarn et de la Jonte, parcourus par les brebis et tapissés d’orchidées au printemps.
- Les forêts mystérieuses de l’Aigoual, qui marquent la transition entre plaines languedociennes et reliefs atlantiques à plus de 1 500 mètres.
Au total, ce sont plus de 2 400 espèces végétales recensées (sources : Parc national & Conservatoire Botanique National), soit près d’un tiers de la flore française sur un mouchoir de poche. Ouvrez l’œil : chaque saison métamorphose les lieux. Au printemps, les narcisses tapissent de blanc les pentes du Mont Lozère. En été, l’odeur du foin rivalise avec celle du genêt. L’automne fait rougir les hêtraies, tandis que l’hiver met le parc sous cloche silencieuse de neige éphémère.