Pointe de l’Ouille, la sauvage oubliée
Située à la sortie nord de Collioure, cette pointe n’a ni bar, ni transat, ni surveillance : uniquement un petit escalier de schiste, quelques pins et une pente raide. On y parvient par le sentier du littoral GR10, en longeant vignes et figuiers de Barbarie. L’eau, translucide, accueille régulièrement des dorades et des poissons-lunes : un paradis pour le snorkeling (source : Office de Tourisme de Collioure).
Anecdote locale : la crique était un point fréquenté par les pêcheurs d’oursins jusqu’au milieu des années 2000, avant que la pratique soit régulée pour préserver les fonds.
Anse de Paulilles, la mémoire industrielle reconvertie
Campée entre Port-Vendres et Banyuls, l’anse de Paulilles est la plus vaste du secteur. Classée « Grand Site Occitanie », elle doit son existence à l'ancienne dynamiterie Nobel, dont les vestiges (et un petit musée passionnant) rappellent le passé laborieux du site. Mais c’est surtout pour ses eaux limpides et ses galets polis que le lieu attire : la baignade y est exquise. Les randonneurs apprécient la balade jusqu’à Cap Béar ou la découverte des vignes en terrasses sur les hauteurs.
Bon à savoir : la plage est l’une des rares à être surveillée l’été, mais pensez à venir tôt pour profiter du calme avant les familles.
Plage de Bernardi, l’intimiste par excellence
Niché entre les vignes et la mer, le site est accessible à pied par le sentier du littoral, après un passage sous les murets de pierre sèche. La crique doit son nom à une famille de vignerons qui exploitait le secteur jusque dans les années 1960. Sur place, il n’est pas rare d’apercevoir des pêcheurs au lever du jour ou des plongeurs en quête de langoustes.
- Fréquentation : confidentielle hors juillet-août
- Conseil : privilégiez un masque et un tuba pour admirer anémones et gorgones.
Le Troc Pinell, le joyau des kayakistes
Cette crique minuscule ne s’atteint qu’en ramant depuis Banyuls ou Port-Vendres (location possible au club local). Blottie entre les falaises, elle offre une palette de couleurs vert émeraude impressionnante. C’est aussi un point d’observation pour la faune : souvenirs garantis si un banc de mulets ou un mérou viennent vous tourner autour.
Une info d’initié : selon l’association « Cap sur l’environnement », les amphibiens rares de la zone (salamandre tachetée notamment) trouvent refuge dans les micro-habitats créés par les sources d’eau douce.
Plage de Peyrefitte, la réserve vivante
À la porte de Cerbère, cette grande crique de galets fait partie intégrante de la Réserve marine de Cerbère-Banyuls (650 hectares protégés depuis 1974, première réserve sous-marine de France selon l’IFREMER). Ici, le masque et le tuba sont de rigueur – les herbiers de posidonie et les bancs de sars sont au rendez-vous. Les plus chanceux apercevront peut-être un hippocampe, emblème du site.
Attention toutefois : la pêche et l’usage d’ancres sont strictement réglementés pour préserver le milieu.